Sans Biden et les néocons, où en serait l’Europe ? Où en serait le monde ?

Sans les néoconservateurs qui contrôlèrent la politique érangère des USA de G.W.Bush à Biden en passant par Bill Clinton et Obama, au delà de la parenthèse Trump, la Russie n’aurait pas repris la Crimée. Sans Joe Biden – Toria Nuland, Blinken, Jake Sullivan – le problème des russophones du Donbass aurait été résolu pacifiquement suivant les clauses du traité de Minsk. Et la Russie n’aurait pas tenté d’envahir l’Ukraine. Sans Biden et ses néoconservateurs, Zelensky aurait négocié avec Poutine en mars 2022, les pipelines de Nord Stream n’auraient pas été attaqués par un commando américano-norvégien avec la complicité des Danois, l’Allemagne et autres pays de l’Europe du Nord continuerait à acheter leur gaz et leur pétrole de la Russie, et il n’y aurait pas d’inflation.

La construction européenne se serait poursuivie à l’écart du Royaume-Uni et de l’angloshère, l’Allemagne, troisième exportateur mondial serait restée le moteur économique de l’Union, les jeunes européens des classes moyennes et les plus favorisées auraient continué à étudier partout dans l’UE en en apprenant les langues.

La Belt and Road aurait progressé en Europe irriguant au passage l’Asie centrale et la Sibérie, réalisant l’objectif déclaré du libéralisme économique et de la liberté des échanges comme agent principal du développement. Mais comment échanger sans voies de communication, sans routes. C’est la conclusion de ces prémisses les plus évidentes que la Chine semblait avoir, non pas découverte, mais mise en pratique pour la première fois en 200 ans de libéralisme et de colonisation.

L’euro se serait renforcé jusqu’à devenir, avec le yen et à terme le RMB, un des concurrents crédibles du dollar.

La doctrine d’Adam Smith et celle de Marx se seraient finalement conjuguées pour produire une autre Fin de l’Histoire : les conditions favorables à un soft landing de l’économie mondiale et le sauvetage de ce qui reste d’une planète saccagée par deux siècles de croissance tous azimuts. Mais l’anglosphère et son fer de lance les USA ne purent supporter d’être battus à leur propre jeu. Ce jeu impliquait la libre concurrence comme une de ses règles. Cette libre concurrence ne s’étendait cependant pas pour eux aux idéologies et systèmes économiques. Le TAFTA rêvait même de libéraliser les économies mixtes d’Europe occidentales. A plus forte raison le capitalisme contrôlé de la Chine, cette Chine où c’est encore le cavalier qui monte le cheval, non le cheval qui mène le cavalier, leur paraissait insupportable. Plutôt que d’accepter l’émergence d’un monde multipolaire et de continuer à jouer « fair play », ils préférèrent avec Trump – de manière brutale – puis avec Biden – de manière sournoise – casser le système.

La doctrine d’Adam Smith et celle de Marx se seraient finalement conjuguées pour une autre Fin de l’Histoire : les conditions favorables à un soft landing de l’économie mondiale et le sauvetage de ce qui reste d’une planète saccagée par deux siècles de croissance tous azimuts. Mais l’anglosphère et son fer de lance les uSA ne purent supporter d’être battus à leur propre jeu. Ce jeu impliquait la libre concurrence comme une de ses règles. Cette libre concurrence ne s’étendait cependant pas por eux aux idéologies et systèmes économiques. Le TAFTA rêvait même de libéraliser les économies mixtes d’Europe occidentale. A plus forte raison le capitalisme contrôlé de la Chine, cette Chine où c’est encore le cavalier qui monte le cheval,non le cheval qui mène le cavalier, leur paraissait insupportable. Plutôt que d’accepter l’émergence d’un monde multipolaire et de continuer à jouer « fair play », ils préférèrent avec Trump – de manière brutale – puis avec Biden – de manière sournoise – casser le système.

Kissinger not so bad after all?

27/05/2023

Jacques Huynen

https://asiatimes.com/2023/05/us-china-competitive-peace-or-road-to-war/embed/#?secret=u4PFBZ37ZK#?secret=lh3vvIi9P1